Blog destinés aux élèves du lycée et du collège souhaitant approfondir leurs connaissances en svt
En première approximation, on peut considérer que la largeur de l'ensemble des fonds océaniques reste constante (puisque la production de croûte océanique est compensée par sa subduction). Mais c'est la morphologie des fonds océaniques qui va changer la hauteur du niveau marin. En effet, des variations du volume de la dorsale se produisent lors du refroidissement de la croûte océanique (phénomène de subsidence thermique : c'est chaud = c'est en relief, c'est froid, ça s'enfonce, comme le soufflé au fromage !). Ainsi, lorsque l'activité d'une dorsale augmente, la morphologie du fond de l'océan en question change et la dorsale prend la forme d'un triangle plus pointu. Le volume océanique disponible devient alors plus faible. Comme le volume d'eau, lui, reste constant, l'eau va nécessairement envahir les plateaux continentaux (transgression marine associée à une forte activité des dorsales). Enfin, n'oubliez pas qu'il ne faut pas raisonner au niveau d'un seul océan mais sur l'ensemble des océans qui communiquent tous entre eux.
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Relations entre vitesse d'expansion océanique et niveau eustatique
Source : d'après Fischer 1984
| Ces courbes mettent en évidence une relation entre la vitesse de l'expansion océanique et les variations du niveau marin. La vitesse moyenne de l'expansion océanique varie au cours du temps et lorsqu'elle est importante, le niveau de la mer est élevé.
Comment expliquer cette relation ? Faisons dans un premier temps l'hypothèse simpliste suivante : la surface globale des continents est constante. Ce qui influence alors sur les variations du niveau marin, c'est le volume du bassin océanique.
Faisons à présent varier la surface continentale globale. Lorsque la surface continentale diminue, la surface océanique augmente, donc son volume potentiel aussi, et la mer baisse; et c'est théoriquement l'inverse si la surface continentale augmente. Une diminution de la surface continentale correspond soit à de la subduction continentale, soit à l'empillement de deux croûtes continentales l'une sur l'autre (collision). Dans ces cas, il y a donc baisse du niveau marin.
Comment modéliser simplement cette relation ? Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que c'est le fond du récipient qui change de hauteur pour des questions de subsidence thermique : c'est chaud, c'est en relief, c'est froid, ça s'enfonce (comme le soufflé au fromage !) et le refroidissement de la croûte océanique est une loi en racine du temps.
Il suffit de connaitre la surface d'un triangle et on calcule le volume disponible de la bassine. On trouve naturellement que ce volume disponible est plus faible dans le cas d'une activité de la dorsale soutenue. Comme le volume d'eau, lui, reste constant, l'eau de la bassine va nécessairement envahir les bords. C'est la transgression. Et on peut connaitre facilement le volume d'eau qui déborde. Connaissant la pente moyenne du plateau continental (du bord de la bassine), on peut
Variations eustatiques et variations des climats et de la biodiversité Notez que les modifications du niveau marin et de la vitesse d'expansion océanique influent sur le climat et modifient les niches écologiques.
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D'après Pierre THOMAS, ENS Lyon et Jérôme GAILLARDET, IPG Paris